L’Gros Luxe Végé : l’option 100% verte sur le plateau

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Depuis quelques temps, L’Gros Luxe laisse sa trace sur Montréal comme si y’avait pas de lendemain. On connait bien le concept qui mise sur des repas originaux et peu dispendieux composés d’ingrédients locaux. Que ce soit dans le Mile-End, dans le Sud-Ouest, sur le Plateau, ou même sur la rive-sud, on y va pour la bouffe, mais aussi pour l’ambiance et le décor top notch de l’endroit.

Tout récemment, L’Gros Luxe Plateau – situé sur la rue St-André – a adopté l’optique 100% végétarien. Mettons qu’on était assez contents d’apprendre ça, surtout parce que le burger végé du Gros Luxe, c’est pas mal le seul en ville qu’on peut manger jusqu’au bout sans qu’il ne se déchire en 27 morceaux. Un burger solide dans tous les sens. Yeah.

Notre photographe Ariane était présente lors de la soirée d’ouverture et of course, elle est allée se balader en cuisine. Selon elle, il s’agit de l’un des meilleurs vibes qu’elle a ressenti entre les membres du staff, toute cuisine montréalaise confondue. Props!

Sur le menu, on retrouve les fameuses frites d’avocats, mais aussi de nouvelles additions comme les tacos bahn mi et l’hummus de betteraves.

Voici donc une série de clichés de l’event, question de vous mettre un peu l’eau à la bouche… ah oui, et le concept se transporte également à l’heure du brunch, le weekend. PIS ils font leur vin maison.

#justsayin’

 
L’Gros Luxe Végé
3807 Rue Saint-André

Crédit photo: Ariane Simard-Picard

Terrasse sur l’Auberge : une vue 360 degrés sur le Vieux-Montreal

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Si vous êtes comme nous, vous faites partie des premiers courageux à crier « victoire » lorsque vous vous tapez votre première terrasse de l’année, à 5 degrés celsius (#classicMTL). Parce que qui dit terrasse, dit ÉTÉ. Ça va ensemble.

Le Vieux-Montréal, c’est l’un de nos quartiers favoris sur l’île, hands down. La seule raison pour laquelle on ne se prend pas un grand loft à trois dans cette région de la ville, c’est que toutes les épiceries sont loins. (Et ok, parce qu’on a pas encore 4000$ par mois à mettre sur un loyer, fine). Cependant, on peut tout de même apprécier le vibe de l’endroit grâce aux restos.

La semaine dernière, on a assisté à l’ouverture de la Terrasse sur l’Auberge, située directement sur le toit de l’Auberge du Vieux-Port. Ce qu’on a le plus apprécié, c’est sans aucun doute la vue. D’un côté, le fleuve et le port; et de l’autre, la vieille partie de la ville – le tout agrémenté du pont Jacques-Cartier, du dôme du Marché Bonsecours et de couchers de soleil assez impressionnants.

Un endroit parfait pour siroter un verre de vin pour un 5 à 7, ou encore en regardant les feux d’artifices, tsé.

On vous laisse sur les clichés de Maxime!

Terrasse sur l’Auberge
97 de la Commune Est

Photos: Maxime Caron

Entrevue: le Labo Culinaire dit au revoir à Michelle Marek

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Pour les habitués du Labo Culinaire Foodlab, le resto de la Société des arts technologiques [SAT], vous savez probablement reconnaitre la simplicité toute en finesse de la cuisine de la chef Michelle Marek, pour qui les ingrédients saisonniers sont au centre de son art.

Ceci pourrait être un article un peu triste, car il s’agit de ses derniers jours aux commandes des fourneaux de l’établissement, mais la semaine dernière, on s’est entretenu avec elle – entre deux cocktails préparés par le charmant mixologue Etienne – et elle entrevoit de bonnes choses pour le futur. Autant au niveau personnel que pour la SAT.

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On arrive vers 17h. Il fait beau, la terrasse est pleine, Michelle arbore un air décontracté dans sa cuisine extérieure. Elle est en train de préparer de la pâte à pain, avant le faire lever le tout à même les flammes du barbecue géant. « Ah, ça… c’est juste un test. On verra ce que ça donne! »

Après cinq années à la tête du Labo Culinaire, elle sent qu’il est temps de passer le flambeau. « L’été ici, c’est complètement fou. J’adore ça, mais c’est fou. J’ai besoin de me recentrer, d’aller à la campagne. Faire du jardinage, de la natation. »

À voir la terrasse remplie à craquer, on a pas de misère à le croire.

On l’accroche un peu plus tard entre la cuisine et le bar, alors qu’elle prépare des assaisonnements.

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MC: Ok, on aimerait en savoir un peu plus sur toi. Sans tomber dans l’énumération du CV, c’est quoi ton background? As-tu toujours cuisiné à Montréal?
M: Oui, Montréal est le seul endroit où j’ai cuisiné. Avant d’être ici, j’ai évolué dans les cuisines du bistro français Laloux, sur la rue des Pins.

MC: Qu’est-ce que tu penses de la scène montréalaise ?
M: Je dirais que ce qui m’a le plus accroché, c’est l’ouverture d’esprit, autant chez les clients que chez les restaurateurs. Contrairement à d’autres endroits, on ne ressent pas nécessairement de compétition. Tout le monde s’entraide, il y a une espèce de fraternité entre les gens de l’industrie. Et les adeptes de bonne bouffe sont toujours willing d’essayer de nouveaux trucs.

MC: Qu’est-ce qui t’as le plus allumé à la SAT et au Labo Culinaire?
M: Quand je suis arrivée ici, il y a maintenant plus de 5 ans, on avait carte blanche. Tout était à faire. On est parti de rien et on a tout créé. Je suis vraiment fière de ce qu’on a réussi à apporter, avec le peu de moyens qu’on avait devant nous: pas de cuisine, pas d’installations, pas de staff. On nous a permis d’expérimenter sur plusieurs niveaux et je pense qu’on est arrivés avec quelque chose d’assez unique à Montréal.

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MC: Avec quel ingrédient aimes-tu le plus travailler?
M: Ok, je dois dire que la camomille fraîche, ça me fait capoter. Juste l’avoir dans mes mains, je trouve ça fou. Sinon, tous les aliments qui sortent au printemps – comme les bébés céleris. J’ai l’impression que tout le monde attend le printemps avec tellement d’impatience que c’est le genre d’ingrédient qui rend les gens heureux.

* Ariane + MC = ahwwww oui! *

MC: Qu’est-ce que tu aimes le plus des Montréalais?
M: J’ai l’impression que ce sont des gens qui rentrent à 100% dans ce qu’ils font – surtout l’été. Peut-être que c’est parce qu’ici l’été est court, alors ils veulent profiter, mais partout en ville, les gens sont actifs et embarquent dans une tonne d’activités. Ne serait-ce qu’avec les pique-niques dans les parcs, ou simplement avec les tables de ping pong dans les parcs, par exemple. La saison est courte, mais right on.

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MC: Qu’est-ce qui t’énerves le plus des Montréalais?
M: On dirait que depuis quelques temps, il y a un trend qui penche vers l’abondance, vers le trop. Trop gras, trop extrême, trop extravagant. On a juste à penser à la popularité du foie gras, du pulled pork, de la friture… parfois, c’est too much.

MC: Ok, pour terminer, est-ce que tu penses rester à Montréal?
M: Pour le moment, je n’ai absolument aucun plan. Probablement, mais je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que peu importe où je vais et dans quel endroit je me retrouve, je resterais toujours à Montréal d’une manière ou d’une autre.

Sur ces mots totalement parfaits, farewell Michelle – on se reverra!
 

Photos: Ariane Simard-Picard & Maxime Caron

Le Z Tapas Lounge : fraîcheur, good vibes et cuisine latino-américaine dans le Quartier des spectacles

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Montréal, l’été, le Quartier des spectacles. Difficile d’avoir un vibe plus festif que ça. Que vous soyez un touriste ou un Montréalais, vous y trouverez assurément votre compte – que ce soit pour assister au Festival de Jazz de Montréal, aux Francos, pour aller voir un show de l’OSM, ou seulement relaxer aux abords des merveilleux jets d’eau (et peut-être même jouer à maestro).

Mis à part la tonne d’activités à faire downtown, il faut penser à l’essentiel: la bouffe.

Une nouvelle addition sur la scène culinaire du centre-ville: le Z Tapas Lounge, a.k.a le restaurant de l’Hôtel ZERO1. En plus de l’ambiance moderne élégante, mais à la fois décontractée, vous avez le choix d’une sélection de plats qui sort de l’ordinaire.

Originaire du Vénézuela, c’est la chef Marielvi Falvino qui est aux commandes des fourneaux et des chaudrons. Après de longues années à voyager à travers le monde, elle s’inspire de ses vagabonderies dans la création de ses recettes et sa façon de cuisiner.

En plus des influences latino-américaines, on retrouve dans ses plats beaucoup d’éléments qui nous rappellent l’Australie et la Nouvelle-Zélande, où elle a passé beaucoup de temps.

En attendant d’aller prendre un verre et déguster quelques bouchées colorées au Z Tapas Lounge, voici quelques snaps capturés par Ariane, lors de la soirée d’ouverture!
 


 
Z Tapas Lounge
1165 boulevard St-Laurent

Photos: Ariane Simard-Picard

La quatrième édition du Lobster Clam Jam : soleil, homard et mojitos à l’horizon!

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On ne sait pas pour vous, mais il n’y a pas grand chose dans la vie qui sonne plus doux aux oreilles que « terrasse immense, soleil, homard et drinks rafraîchissants pendant 9 heures ». All day, errrrday. Please.

Pour une quatrième édition, le Lobster Clam Jam s’installera sur l’Esplanade du Centenaire aux abords du Canal Lachine, le 22 mai prochain, entre midi et 21h. (En tout cas, nous on va être là, du matin au soir). En plus, une partie de l’argent récolté durant la journée sera remise à la fondation pour l’enfance Starlight. Manger pour une bonne cause, ou comment mêler l’utile à l’agréable.

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Au menu: 24 des meilleurs restos montréalais seront sur place pour appréter l’un des ingrédients les plus raffinés et goûteux du monde culinaire: le homard. Parmi eux, on retrouve le Méchant Boeuf, Bocata, Joverse, et l’un de nos prefs, Kyo Bar Japonais.

Pour bien faire descendre tout ça, Bacardi sera également présent pour concocter quatre recettes de mojitos. Vous avez une meilleure option pour vraiment starter votre été? Impossible.
 

Le Lobster Clam Jam
Esplanade du Centenaire du Canal Lachine
22 mai 2016, de midi à 21h

Photos: gracieuseté du Lobster Clam Jam

Wienstein & Gavino’s : un menu italien gluten-free downtown Montréal !

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Wienstein & Gavino’s, c’est un landmark du centre-ville montréalais. Établi sur la rue Crescent depuis 1996, le gigantesque resto de trois étages sert des repas italiens 7 jours sur 7, dans un édifice assez impressionnant. Je n’y avais jamais mis les pieds avant ce soir, et j’ai sérieusement été marquée par le décor et la grandeur de l’endroit. C’est vraiment, vraiment grand. Et ça, c’est sans parler du stationnement intérieur de 6 étages situé au sous-sol. Pas le temps de niaiser.

Grâce à sa location, la clientèle est vraiment diversifiée: des touristes (#downtownvibes), un crowd de bar (merci à l’immense bar rectangulaire du rez-de-chaussé et aux nombreuses terrasses), des familles et une bonne partie de la communauté italienne de Montréal. Disons que de l’action, c’est pas ce qu’il manque.

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Mais bon, on est pas ici pour vous donnez un cours d’histoire sur Wienstein & Gavino’s, mais bien pour annoncer la bonne nouvelle: depuis quelques semaines, il est possible d’y déguster un menu 100% gluten-free.

« On est conscients que la clientèle évolue et qu’on doit s’adapter. On a développé un menu complet; on a donné un training au staff sur tout ce qui gravite autour du gluten; on a mis en place de nouvelles méthodes de manipulation en cuisine pour éviter la contamination croisée; et on s’est associés avec la boulangerie locale Baked2Go pour certains produits. »

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C’est ce que nous raconte l’un des responsables de l’endroit, pour qui le resto et sa clientèle sont à l’avant-plan, et ça paraît.

« La bouffe, c’est fait pour partager, avec tout le monde. C’est fait pour ça. Et je vous le dis, même si c’est gluten-free, c’est bon! »

On ne peut probablement pas sortir la culture italienne authentique de l’homme, mais une chose est certaine: on feel ce qu’il nous dit.

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Après quelques snaps en cuisine et devant l’énorme four à bois, on s’attaque au menu. On commence avec une classique salade Caprese (tomates, pesto de basilic, mozzarella fior di latte, huile d’olive) et une assiette de saucisses épicées accompagnées de pepperonata et fromage ricotta fouetté. Ça commence très bien. La salade est hyper fraîche et l’assaisonnement de la saucisse est à point.

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On enchaîne avec l’osso bucco de veau braisé avec sauce Milanaise. Bon, je dois dire que cette recette, c’est l’une de mes favorites au niveau de la cuisine italienne. J’ai complètement adoré la sauce, qui débordait d’ail (because y’en a jamais assez, selon moi) et qui accompagnait les pennes de farine de maïs à merveille. Bien entendu, j’ai dévoré la moelle en quelques instants. J’ai été légèrement déçue face à la viande, qui aurait pu être plus tendre.

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Nous avons aussi eu la chance de goûter au mac & cheese de homard. Si vous êtes fan de fromage, de crème et de texture onctueuse, c’est ce que vous devez sélectionner sur la carte. On a même ajouté du parmesan frais, pour atteindre le summum du cheesy! La portion de viande de homard était généreuse et la sauce était très bien balancée.

(Là, c’est le moment où on a demandé des doggy bags et qu’on a prit un break.)

Après notre intermission forcée, on termine avec le gâteau au chocolat – toujours sans gluten – servi avec coulis de fraise et sauce Nutella. Je ne suis pas une adepte de sucre et de chocolat, mais avec un espresso, ça termine bien un repas.

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Je dois dire que j’ai été assez impressionnée du grand choix de plats gluten-free sur le menu. La terrasse du Wienstein & Gavino’s est assurément un endroit à adopter pour l’été, lors de vos passages au centre-ville. Avec ou sans gluten.
 

Wienstein & Gavino’s
1434 rue Crescent

Photos: Ariane Simard-Picard

Montréal Bar & Bouffe édition 2016: boire et manger pour moins de 20$

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Mercredi dernier, on a eu la chance d’assister au lancement du festival Montréal Bar & Bouffe, à l’Assommoir dans notre beau Vieux-Montréal. 
C’est la deuxième année que le festival se donne et on espère que ça durera encore longtemps, parce que le concept est assez nice. 
Comme vous le savez probablement, à Montréal, on est assez choyés côté bouffe. Des plats uniques et des cocktails signatures, mettons que c’est pas ce qui manque.


En quelque sorte, le festival Montréal Bar & Bouffe prend avantage de cela et rassemble plus de 15 établissements – qui ont concocté chacun 3 combos. Si tu fais le calcul, (ça m’a pris un peu de temps, because #fucklesmaths) ça fait au dessus de 50 combos au total. Entre 15$ et 20$, jusqu’au 16 avril prochain. 1,2,3, go.

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Maintenant que tout est dit, passons aux choses importantes: la bouffe. Le premier qu’on a essayé était le Notkins. 
On débute en force, avec un duo d’huitres. L’une des deux huitres était bien classique – avec une petite touche caliente. Je dis classique, car la deuxième, c’était une mousse aux huitres. Délicieux, audacieux, wild… un peu comme nous, dans le fond. Pis comme si c’était pas assez, on a eu droit aux huitres croustillantes à la général tao. Tellement bon qu’Ariane et moi on en a pris deux fois. Leur cocktail Chircolo, à base de vodka Absolut, était super rafraichissant. 



Le Mayfair, l’une de nos places favorites, offrait un tartare de saumon fait avec des petits pois et de la menthe. Tout ça servi sur sur une endive. Correct, mais sans plus. Disons qu’on s’attendait à mieux. Cependant, ils se sont rapidement corrigés avec leur spécialité coté breuvage: le fameux Goji Kiss! Ok, on était un peu vendus d’avance. Mais le drink est toujours aussi bon, tsé.

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Du côté de la Brasserie HELM, on a trouvé des choses vraiment intéressantes. 
Leur drink, La p’tite rousse, concocté à base de Whiskey Wiser’s , sirop d’érable, jus de pomme et bière rousse, était vraiment très bon. Genre vraiment. Je ne m’attendais pas du tout à cela lorsqu’on m’a énuméré les ingrédients – mais mettons que j’ai été agréablement surpris. Au niveau de la bouffe, on avait préparé de la poitrine de canard fumée sur du pain rôti, le tout recouvert d’une trempette de St-Guillaume fumé et une salade de figues et de tomates. Encore une fois, c’est bon dans y’eule.

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On s’arrête au kiosque du Barraca rhumerie & tapas, attirés par la couleur mauve des burgers. Yes, des burgers mauves. Pains de betterave ou magie ancienne? À nous de découvrir. Pour ce qui est de la magie, on a été déçus. Pour la nourriture, ben là on était comblés.

Mon combo préféré de la soirée était une confection du Bar Grenade.
 De la cuisse de canard braisée avec du chou kale cuit, des carottes et du gingembre. Pour accompagner, on a eu droit à leur Lucky Sangria. Là-dedans, tu retrouves de la vodka Absolut aux pêches, du jus de canneberge blanche, de la bière de gingembre et du sake. 
Honnêtement, j’en reviens pas encore à quel point c’était bon, et surtout bien balancé. Un must du festival, selon moi.

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Au final, ce qu’on retient du Festival Montréal Bar & Bouffe, c’est qu’on peut boire et manger sur Montréal et s’en sortir avec une facture qui tourne autour de 20$ – ce qui est assez génial.

Avec le canard à l’honneur cette année, gâtez-vous un peu.

Montréal Bar & Bouffe
Jusqu’au 16 avril 2016

 

Texte et photos: Maxime Caron

Arte & Farina : l’authenticité italienne impeccable sur la rue Ontario

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Arte & Farina, c’est l’histoire de deux italiens – Sandro et Mirko – qui se sont rencontrés à Montréal et qui ont décidé d’ouvrir une boulangerie. Ariane s’est rendue sur place lors de l’ouverture non-officielle, question de voir ce que le nouvel établissement de la rue Ontario avait à offrir. Après ça, elle nous en a parlé pendant des jours. Une vraie boulangerie italienne.

On est repassées quelques jours plus tard, pour s’acheter un focaccia en prévision d’un souper, mais l’ensemble des présentoirs étaient vides. Genre 100% vides. On avait tout emporté sans laisser de traces. Explication: weekend de Pâques + meilleurs gâteaux panettone et colomba di Pasqua en ville + une tonne d’italiens qui ont entendu parler de l’endroit. On avait aucune chance de s’en sortir.

« En une journée, on a eu 150 commandes de panettone… pour demain. Je pense qu’on va ouvrir juste pour distribuer les gâteaux!… »

OH WELL! Va falloir y retourner. En attendant, on se délecte devant les photos.

Arte & Farina
1256 Ontario Est
 
Photos: Ariane Simard-Picard

Un Chef à l’Érable 3e édition: on est encore in love avec Laurent Godbout!

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Lorsque j’ai reçu l’invitation pour la troisième édition d’Un Chef à l’Érable, qui se donne à la Scena, directement sur les quais du Vieux-Port, j’ai tout de suite su que mon mois de mars commencerait de la bonne façon. L’an dernier, The Foodie MTL avait aussi assisté à l’événement, et je me souviens qu’on était rentrés en roulant jusqu’à la maison. Le genre de journée où tu tombes dans un food coma, tu te couches à 19h, et tu te réveilles le lendemain pour aller travailler – sans même éprouver le besoin de déjeuner.

Ouais, alors ça, c’était le souvenir que j’avais de la cabane à sucre urbaine Un Chef à l’Érable. Cette année, on était donc prêts à affronter la salle à manger de Laurent Godbout. Oh yes, bring it on.

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Si on avait besoin d’une définition claire de ce que c’est, une cabane à sucre « urbaine », je pense que cet événement à la Scena serait l’image qu’on retrouverait à côté du paragraphe dans un dictionnaire. D’immenses fenêtres, plafonds hauts, vue sur le fleuve, le port, l’Habitat 67 et le Vieux-Montréal. Cependant, on se sent tout de même à la cabane, parce que tout le monde est habillé en carreauté, un joueur de violon se fait aller dans la pièce, et on retrouve des pièces de déco rustiques un peu partout.

Après avoir jasé un peu et dégusté notre cocktail matinal – confectionné avec la vodka québécoise Quartz, sirop d’érable, bleuets, arômes de pamplemousse et jus d’orange bio, on prend place à table pour le premier service. Disons qu’on a débuté en force et que ça annonçait la créativité, ainsi que l’aspect très multiculturel du repas qui nous attendait.

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On commence donc avec la soupe won ton aux grands-pères dans le sirop. Après avoir reçu une assiette, un serveur passait pour y ajouter le bouillon salé. Un contraste avec le sucre très intéressant dès le début du festin. S’ensuivent les couennes de porc sweet & spicy, que j’appellerais affectueusement les oreilles de christ fancy. Avec une petite sauce épicée, c’était un bon amuse-gueule avant la suite.

Le 2e service se pointe à notre table, soit les huitres gratinées au sucre d’érable et vieux cheddar, les oeufs mimosa au saumon fumé au bois d’érable avec caviar mariné au champagne, les egg rolls au smoked meat, et pour finir, les courges caramélisées avec quinoa, herbes, huile d’olive et fromage labneh.

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Ok, ici, difficile d’être plus fusion-de-tous-les-continents-du-monde. Je suis hyper picky avec mes huitres, et normalement je dénigre pas mal tout ce qui masque le goût pure du mollusque, mais celles-ci, j’ai bien aimé. Ce qui m’a plus plus accroché, dans ce service, c’était le plat de courges aux saveurs inspirées du Moyen-Orient. Un excellent mélange de crème, d’acidité et de texture.

On continue avec les plats de résistance, a.k.a le chou-fleur farci de saucisse à l’érable, les joues de porc braisées et la côte de bison aux épices sur polenta crémeuse. Ok, #viande. La joue de porc se mangeait vraiment toute seule, la cuisson était parfaite.

Rendu là, on est vraiment full. Mais on ne peut plus s’arrêter de manger la polenta, onctueuse à fond.

Dernier service: le dessert. Là, c’était tout un show. Hors de nulle part, une machine à boucane se met à faire des siennes au plafond de la salle. On avait plus ou moins remarqué, mais il y avait une espèce de décoration faite avec des pots de sirop, un peu à la manière d’un chandelier. La pièce s’est mise à descendre dans la salle, et tout le monde s’est rué autour (ok, sauf Ariane et moi, qui mangions encore de la polenta).

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De la tire, des biscuits de fortune géants, des bâtonnets de meringue, des crêpes et de la crème glacée ont été servis au centre de la salle à manger. Une chose est certaine: c’était pas mal cute de voir tous les kids tourner autour de l’oeuvre culinaire.

À travers tout cela, Maxime et Ariane se sont égarés en cuisine, bien évidemment. Me laissant donc seule avec trois verres de vin dans les mains, comme d’habitude. Oh well. Au moins ça vaut la peine.

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Bref, je ne suis pas la plus grande fan de bouffe de cabane à sucre dans la vie, mais cette cabane là, je la porte dans mon coeur. Un repas assez disjoncté, avec une ambiance vraiment laidback et sympathique. On a vraiment hâte à la 4e édition.
 

Un Chef à L’Érable
Scena, Vieux-Montréal

Photos: Maxime Caron

Normand Laprise reçoit Scott Xu dans sa cuisine: un festin cantonais au Toqué!

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Tout récemment, Normand Laprise a laissé les rennes de sa cuisine au chef Scott Xu – originaire de Shenzhen, ville à l’honneur dans le cadre du festival Montréal en Lumière. Pour l’occasion, deux soirées étaient réservées à une expérience gastronomique cantonaise à haute voltige. Ça, c’était le titre de l’événement – et je dois dire qu’après avoir goûté à l’ensemble des plats, ce dernier représente très bien l’esprit de ce qu’on a retrouvé dans notre assiette.

Disons que le restaurant Toqué! n’a plus sa réputation à faire. Selon certains, il s’agit même du meilleur resto à travers le Canada. La barre était donc haute pour le chef exécutif de l’Hotel Grand Hyatt de Shenzhen – surtout en plein coeur d’un événement d’envergure comme le festival. Le 25 février dernier, donc, mon photographe Maxime et moi-même avons passé la soirée dans les cuisines et la salle à manger du Toqué! Un souper assez unique – dont on va se souvenir longtemps.

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On demande à Normand la raison pour laquelle son choix s’était arrêté sur Scott Xu. « Vous savez, c’est assez difficile d’avoir une tonne d’infos sur les chefs en Chine, à cause des restrictions au niveau médiatique. Je dirais qu’on s’est fié à sa réputation et à son air sympathique! ». Dans ce cas-ci, l’instinct de monsieur Laprise était right on.

On débute avec un petit verre de Laphroaig 10 ans, bien neat. Mon préféré. Max se laisse tenter par la carte de cocktails – qui sont plus intéressants les uns que les autres. S’ensuit le premier service. Ce qu’on remarque en premier – et c’est assez difficile à manquer: la présentation. Un petit chef d’oeuvre épuré et minimaliste dans nos assiettes.

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On y retrouve une poitrine de canard fumée accompagnée d’un baluchon de champignons et de truffes, de carrés d’aspic de crabe, de rouleaux de carottes et daikon, ainsi que des asperges. Ça commence en force. Chaque détail est songé. Ce qu’on a préféré, c’est l’assaisonnement des rouleaux et la fraîcheur de ces derniers en bouche.

On poursuit avec la Kung Fu soup, le plat signature de Xu. À l’intérieur de théières spécialement importées de Chine pour l’occasion, on retrouve une véritable potion magique – qui a mijoté sur le feu pendant plus de 4 heures. Canard, porc, proscuitto, pétoncles séchées et attention – de l’hippocampe. Avant ce moment, Max et moi ne savions même pas que cet ingrédient était disponible au Québec. Très cool.

Le concept du plat, c’était de boire le consommé dans une petite tasse, un peu comme on aurait bu un thé. Wow. En plus d’être extrêmement réconfortant, les arômes du bouillon étaient parfaitement balancées entre la terre et la mer. Ici, on a trouvé que cet aspect représentait bien le Toqué! et les associations qu’on connait à Normand Laprise et son associée Christine Lamarche – qui valsent également entre les produits de la mer et de la terre dans la confection de leurs menus.

On a tout de même ouvert le couvercle de la théière pour voir ce qui se cachait à l’intérieur. Ok – on voulait surtout voir l’hippocampe. On l’a vu. Et Max l’a même croquée. Moving on.

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La prochaine assiette qu’on a reçue était sans aucun doute mon moment favori de la soirée. En tant que carnivore totalement assumée, j’ai eu la chance de retrouver mes deux ingrédients préférés devant moi sur la table, soit des chips d’ail et des piments sichuanais, avec rien de moins que la meilleure viande du monde. Après nous avoir montré son certificat de naissance, celui de ses parents, celui de ses grand-parents, ainsi que son empreinte digitale (a.k.a celle de son museau – on niaise pas), Normand nous a servi une pièce de boeuf Wagyu, cuite à point, avec une dose de gras parfaite.

Il nous conseille toutefois de nettoyer la viande et de ne pas manger de piments directement – si on tenait à nos papilles gustatives. Notre amie Claudette, avec qui nous avons partagé la table ce soir là, trouve une meilleure solution et demande au serveur de nous amener plus de vin pour vaincre la sensation de brûlure. Inutile de dire qu’on ne s’est pas opposés à l’idée. Merci Claudette.

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Dernier service avant le dessert: un bol de nouilles avec homard, agrémenté d’un bouillon de poulet aromatisé aux huitres. J’ai particulièrement aimé la présentation, ainsi que la manière de servir le met. Le bouillon était ajouté au reste des ingrédients, une fois le plat déposé devant nous.

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Notre enthousiasme s’estompe un peu avec le dernier service – la partie sucrée – qui n’accote tout simplement pas le reste du repas. Qui sait, peut-être que la Chine et le dessert, ce n’est pas le meilleur des duos.

Sur une autre note, voici quelques clichés des escapades de Max en cuisine, parce qu’on est là pour manger – mais aussi pour voir l’évolution de ce qui termine dans notre assiette.

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Avant cette soirée, on avait entendu dire que le souper cantonais à haute voltige était probablement le meilleur repas de tout le festival Montréal en Lumière. Après avoir exploré d’autres endroits, on serait prêts à confirmer la chose. Bien entendu, nous n’avons pas fait le tour de l’entièreté des établissements, et les goûts sont toujours subjectifs, mais je dois dire que cette soirée était relativement parfaite – sur tous les niveaux. On a bien hâte de voir ce que nous réserve Normand et son équipe pour l’édition 2017.
 

Toqué!
900 Place Jean-Paul-Riopelle

Photos: Maxime Caron

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